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<title>Belles plantes</title>
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<title>Belles plantes</title>
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<p>Des appartements transformés en jungles, des comptes Instagram qui n'en finissent plus de gagner des <i>followers </i>, des start-up qui fleurissent de partout. Ces dernières années, une véritable frénésie de la plante d'intérieur s'est emparée des jeunes adultes des grands centres urbains occidentaux.</p>
<p>Mais pourquoi donc ?</p>
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<publisher>So Presse</publisher>
<creator>PAR THOMAS PITREL</creator>
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<p><b>E</b>lle a des initiales doubles, mais une passion simple.</p>
<p>L'addiction aux plantes vertes de Justine Jeannin trouve ses racines dans la campagne bourguignonne, où une grand-mère lui transmet le virus dès son plus jeune âge. S'en suivent des week-ends à faire de la reconnaissance de plantes et à bouturer. <i>“Auprès de mes copains, je passais pour la folle des plantes” </i>, sourit-elle. Quand elle emménage à Dijon, sa terrasse de 70 mètres carrés est envahie de pruniers et de figuiers. Puis vient l'installation à Paris, où ne l'attend que la chambre d'étudiant de son conjoint. Dans ces 26 mètres carrés sous les toits, ses plantes grillent, et elle doit développer <i>“pas mal de techniques” </i>pour les sauver, tout en négociant avec sa moitié une augmentation régulière du volume occupé par ses amies vertes. <i>“Il râlait pas mal mais au fond, il n'avait pas le choix, je l'ai eu à l'usure” </i>, se réjouit-elle. Aujourd'hui, Justine et monsieur habitent avec plus de 400 plantes dans 60 mètres carrés. Et le végétal n'a pas envahi que le logement de la jeune femme: il s'est infiltré à tous les niveaux de sa vie.</p>
<p>Coiffeuse de profession, Justine a entamé une reconversion professionnelle qui l'a poussée à ouvrir, en septembre 2017, un <i>concept store </i>arrondissement de la capitale.</p>
<p>Chez What The Flower, on peut se faire couper les cheveux avec des produits naturels d'un côté, et acheter des plantes de l'autre.</p>
<p>Deux en un.</p>
<p>Si Justine Jeannin a pu développer toutes ces activités autour de sa passion, c'est qu'elle n'est plus toute seule. Depuis quelques années, une véritable frénésie de la plante d'intérieur s'est emparée des grands centres urbains. Les business fleurissent, les appartements exigus se chargent en feuillages et des ventes massives de plantes vertes s'organisent régulièrement, lors desquelles on peut voir des milliers de personnes venir chercher leur dose de chlorophylle. Régulièrement, la mairie de Paris investit des squares de la ville pour refourguer, à petits prix, les surplus de sa pépinière municipale, occasionnant des files d'attente de plusieurs heures. Un phénomène qui a inspiré deux jeunes paysagistes originaires de l'Essonne et sortis de l'ESAJ (École supérieure d'architecture des jardins et des paysages). En juillet 2017, Léo Simalla et Julien Morelli ont organisé une première vente éphémère de 500 plantes, rue du Vertbois, à Paris. Leur concept: vendre des petites plantes deux euros, des moyennes cinq euros et des grandes dix euros.</p>
<p>Encouragés par le succès de l'opération, ils recommencent avec 8 000 unités, rue des Boulets. <i>“Depuis, chaque vente réunit en moyenne 3 000 personnes” </i>, sourit Léo, dans la jungle qui sert de bureau à Plante e arrondissement.</p>
<p>La start-up a recruté deux employés et mobilise une dizaine de personnes pour gérer l'affluence au moment des ventes, qui ont maintenant lieu, en plus de la capitale, à Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux et Nantes.</p>
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