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PAULINE CLÉMENT story

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Analyse sémantique lex

Entités nommées

Brunoy Paris AsniĂšres Berlin Avignon Cours Florent Saint-Germain-sur-Ay Alicante ComĂ©die-Française CAP EsthĂ©tique Ryanair PAULINE CLÉMENT Antoine Doinel François Truffaut MoliĂšre Julie Bertin Jade Herbulot Porfiri SĂ©mionytch Anton Tchekhov Benjamin Lavernhe Georges Feydeau ClĂ©mence Dargent Martin Darondeau Bertrand Usclat JD Vance

Sujets

Pauline Clément
Comédie-Française
Théùtre
Comédienne
CarriĂšre artistique

Fichier PDF & production

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Pages 12, 13 du magazine — se connecter pour les voir.

text 1660197_k1 PAULINE CLÉMENT

Les répliques préférées de la comédienne de la Comédie-Française

Par NICOLAS FRESCO

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6 ans

“Antoine Doinel! Antoine Doinel! Antoine Doinel!” dans Baisers volĂ©s, de François Truffaut (1968)

“C’est une scĂšne oĂč le personnage Antoine Doinel est devant sa glace. Il rĂ©pĂšte les noms des femmes auxquelles il pense et essaye de se connecter Ă  lui-mĂȘme en disant ‘Antoine Doinel! Antoine Doinel! Antoine Doinel!’ J’adore ce passage. Quand j’étais petite, je regardais en boucle les Truffaut, surtout Les Quatre Cents Coups, le premier, qui Ă©tait vraiment mon film prĂ©fĂ©rĂ©. Quand je l’ai vu la premiĂšre fois, vers 6 ans, j’étais un peu en galĂšre scolaire, un peu dyslexique et dysorthographique. Et comme c’est l’histoire d’un enfant qui n’est pas fort Ă  l’école, qui se fait toujours disputer, qui fugue, je me projetais un peu en lui. Enfant, je rĂȘvais de fuguer, de partir. J’ai voulu le faire une fois, j’avais pris mon chien et un sac Ă  dos. Et puis une copine m’a dit: ‘Tu vas aller oĂč?’ Je ne savais pas trop, donc finalement, je suis restĂ©e chez moi.”

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10 ans

“Au voleur! au voleur! Ă  l’assassin! au meurtrier! Justice, juste ciel! Je suis perdu, je suis assassinĂ© ; on m’a coupĂ© la gorge: on m’a dĂ©robĂ© mon argent” dans L’Avare, de MoliĂšre (1668)

“J’ai grandi Ă  Brunoy, dans l’Essonne, et mĂȘme si ma mĂšre Ă©tait prof de français, on n’allait pas plus au théùtre que ça. Comme on Ă©tait trois enfants, c’était un peu galĂšre de nous emmener tous ensemble, donc on y allait pour les grandes occasions. L’Avare, c’est l’une des premiĂšres piĂšces que je suis allĂ©e voir avec mon pĂšre, ça devait ĂȘtre dans un petit théùtre Ă  Paris. L’acteur avait cassĂ© le quatriĂšme mur pour nous prendre Ă  partie en disant: ‘Ma cassette. On m’a volĂ© ma cassette!’ Il nous regardait tous. Je me rappelle m’ĂȘtre dit: ‘Quand mĂȘme, le théùtre c’est gĂ©nial, c’est hyper drĂŽle.’ En sortant d’un spectacle de danse ou d’un film style comĂ©die musicale, j’avais toujours envie de danser dans la rue. LĂ , c’est la rĂ©plique qui m’est restĂ©e en tĂȘte, avec ce type qui devient fou avec son argent qu’il a enterrĂ© lui-mĂȘme. Ça a Ă©tĂ© mon premier dĂ©clic pour le théùtre.”

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28 ans

“On va aller boire une biùre à l’Ouest, et aprùs on retourne à la maison” dans Berliner Mauer, de Julie Bertin et Jade Herbulot (2015)

“AprĂšs trois ans au Cours Florent, je ne voyais pas comment vivre du théùtre, donc je me suis inscrite au conservatoire du VIIIe arrondissement. AprĂšs ça, j’ai fait une autre Ă©cole Ă  AsniĂšres, et j’ai rĂ©ussi les concours du conservatoire de Paris. Pendant toutes ces annĂ©es d’études, je vivais chez mes parents, je faisais du babysitting et, de temps en temps, j’avais des petits contrats, mais c’était un peu la dĂ©brouille. Parfois, avec un copain, on allait mĂȘme jouer chez des gens pour des surprises d’anniversaire et on se disait: ‘Mais on est des strip-teaseurs ou quoi?’ Pendant la derniĂšre annĂ©e au conservatoire, Jade et Julie, deux filles de ma promo, ont montĂ© un spectacle sur le mur de Berlin avec l’idĂ©e gĂ©niale de rĂ©partir les spectateurs des deux cĂŽtĂ©s de la scĂšne. Quand le spectacle commençait, on suivait la vie en Allemagne, puis d’un coup le mur se construisait et les spectateurs Ă©taient divisĂ©s en deux. Ils pouvaient entendre mais pas voir ce qu’il se passait de l’autre cĂŽtĂ©. À la fin, le mur tombait, les spectateurs se revoyaient et tous les comĂ©diens se retrouvaient pour une espĂšce de fĂȘte sur scĂšne. Ce spectacle Ă©tait magique. On Ă©tait libres, il y avait beaucoup de jeunesse. Quand on le jouait, on Ă©tait tous heureux.”

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15 ans

“Non, Porfiri SĂ©mionytch, nous ne l’avons pas connu, le passĂ©, mais nous le sentons, bien souvent, ici, lĂ ... Mais, vous, c’est le prĂ©sent que vous ne sentez pas” dans Platonov ou le FlĂ©au de l’absence de pĂšres, d’Anton Tchekhov (1880)

“Enfant, je partais toujours en colo. En gĂ©nĂ©ral, c’étaient des colos de ski ou de plongĂ©e, et puis une annĂ©e, ma mĂšre m’avait dit qu’il y avait une colo de théùtre Ă  Avignon. Un soir, on est allĂ©s voir cette piĂšce de Tchekhov au palais des Papes et toute la colo s’est endormie, sauf moi. Je ne sais pas pourquoi ni si je comprenais tout, mais j’étais fascinĂ©e, comme aspirĂ©e. AprĂšs ça, j’ai pris des cours de théùtre oĂč il y avait de l’impro, et j’ai commencĂ© Ă  ĂȘtre passionnĂ©e, sans me dire que j’allais en faire mon mĂ©tier. À ce moment-lĂ , j’étais encore en CAP EsthĂ©tique, oĂč on apprenait maquillage, Ă©pilations et soins du visage. À 18 ans, sans avoir passĂ© le bac, j’ai pris une annĂ©e sabbatique pour essayer de faire du théùtre, en me disant que comme je ne connaissais personne dans le milieu, ça allait ĂȘtre la galĂšre. Finalement, je suis entrĂ©e au Cours Florent et je n’ai jamais repris les Ă©tudes. C’est lĂ -bas que j’ai rencontrĂ© Benjamin Lavernhe. On Ă©tait un peu les chouchous de la prof d’impro. Elle nous mettait toujours ensemble et on partait dans des impros qui pouvaient durer parfois trois quarts d’heure. J’adorais ça!”

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32 ans

“–C’est trĂšs contestable. Elle s’est empoisonnĂ©e en mangeant des moules. –Des moules? –Je venais de la quitter ; elle a rĂ©pandu le bruit que c’était par chagrin. Mais elle a beau dire, quand on veut mourir, on ne choisit pas les moules!
 c’est trop alĂ©atoire” dans La Puce Ă  l’oreille, de Georges Feydeau (1907)

“C’est une piĂšce que je joue depuis sept ans Ă  la ComĂ©die-Française et j’adore cette phrase, que je trouve trĂšs marrante. C’était la premiĂšre fois que j’avais un rĂŽle de femme –parce que, quand je suis rentrĂ©e, je faisais beaucoup les jeunes filles. Je suis arrivĂ©e au Français Ă  29 ans sans savoir combien de temps j’allais y rester. Au dĂ©but j’avais peur, je ne voulais pas qu’on me dise l’historique, je me disais que je n’allais pas oser jouer si on m’expliquait qui Ă©tait passĂ© par lĂ , c’était trop lourd pour moi. Finalement, ça fait onze ans que j’y suis. Pendant un rendez-vous, l’administrateur de la ComĂ©die-Française m’avait dit que si j’avais un projet un jour, il Ă©tait Ă  l’écoute. J’ai vu ça comme une perche. Puis on a Ă©crit ce projet avec ClĂ©mence Dargent, Martin Darondeau et Bertrand Usclat, avec qui j’avais passĂ© les auditions de la ComĂ©die-Française et fait beaucoup de formats courts (vidĂ©os collectives sous le nom Yes vous aime, Broute, MoitiĂ©.e.s, ndlr). Ils nous ont fait confiance et les comĂ©diens ont tous dit oui. J’étais trop contente.”

Voir: De la Comédie-Française, de Martin Darondeau et Bertrand Usclat, en salle

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copyrightRENAUD BOUCHEZ

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copyrightILLUSTRATIONS: CLÉMENTINE OBERKAMPF POUR SOCIETY

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Les répliques préférées de la comédienne de la Comédie-Française

TÉLEX. En Suisse, la tradition du Silvesterchlausen consiste Ă  ce que six hommes dĂ©filent masquĂ©s tout en entonnant un yodel. Personne ne sait rĂ©ellement d’oĂč vient cette coutume. 
 Le 12 juillet, la quatriĂšme Ă©dition de la course de baignoires a eu lieu sur la plage de Saint-Germain-sur-Ay.

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Les répliques préférées de la comédienne de la Comédie-Française

TÉLEX.JD Vance a accueilli son quatriĂšme enfant ce 19 juillet. Il est le premier vice-prĂ©sident en exercice Ă  devenir pĂšre depuis 150 ans. 
 Les passagers d’un vol Ryanair Ă  destination d’Alicante ont dĂ» changer d’avion Ă  cause d’une invasion de moustiques rendant le dĂ©collage impossible.